Le ministre de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro a animé une conférence de presse, ce mercredi 26 août 2020, à Ouagadougou. Il a été question au cours de la rencontre avec les journalistes de la situation des élèves affectés par l’Etat dans des établissements privés et celle des établissements d’enseignement privés qui ne sont pas en conformité avec la loi. Au total, 134 écoles primaires et lycées sont priés de fermer les portes pour cette année 2020-2021.

C’est maintenant une habitude pour le ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Avant chaque rentrée scolaire, depuis quelques années maintenant, le département ministériel effectue des contrôles dans les établissements d’enseignement privés du Burkina Faso.

Cette année, les missions ont été reconduites, et comme d’habitude, des établissements privés ont été épinglés par le département du Pr Stanislas Ouaro. Au total 134 établissements du primaire et du post-primaire devront restés clos durant l’année 2020-2021 pour plusieurs raisons. « Il s’agit des établissements qui ne peuvent pas être accompagnés, en raison de leur situation qui présente de réels dangers tant pour les élèves, les enseignants que les visiteurs », argumente le Pr Stanislas Ouaro.

De façon plus spécifique, la mesure concerne les établissements situés en face d’un marché, d’un débit de boisson, d’un cimetière, dans une zone marécageuse, présentant des conditions sanitaires graves (manque d’hygiène générale, sans latrines, sans eau potable surtout pour les tout-petits) ou qui sont insalubres. « On se rappelle de cet établissement que nous avons visité l’année dernière et qui avait un poulailler dans son enceinte », se remémore le Ministre de l’éducation nationale.

En 2019-2020, 315 établissements avaient été frappés par cette mesure de fermeture. Cette année, ils sont moins nombreux. Une baisse que le Pr Ouaro attribue aux efforts fournis par son département. « Mais il faut noter que ces établissements n’ont aucun papier qui les autorise à ouvrir », a-t-il ajouté.

392 établissements invités à se mettre aux normes

Les limiers du Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ont aussi découvert des établissements qui possèdent des autorisations de création mais pas d’autorisation d’ouverture. « Ces structures présentent un certain nombre d’atouts (infrastructures adéquates, superficies suffisantes et cadres scolaires appropriés). Seulement, pour une raison ou une autre, ces structures n’ont pas encore obtenu une autorisation d’ouverture », précise Stanislas Ouaro.

Ces raisons sont liées à la non-introduction des dossiers de demande d’ouverture ou au retard dans l’obtention des documents de terrain devant abriter les établissements privés.

Ils sont 392 dans la situation. Estimant que ces établissements peuvent être accompagnés pour leur normalisation, le Ministre Ouaro permet qu’ils exercent cette année mais les invite à se mettre aux normes en se faisant établir des autorisations d’ouverture.

Des élèves affectés par l’Etat mais absents de leurs établissements

En effectuant le contrôle des établissements, les agents du Ministère de l’éducation se sont également intéressés au cas des élèves affectés par l’Etat dans les établissements privés. Il s’est agi de se rassurer qu’ils sont régulièrement inscrits dans ces établissements. « Ces contrôles ont révélé que plusieurs élèves sont absents des établissements privés où ils ont été affectés », relève Stanislas Ouaro.

Ces absences qui devaient être signalées à l’autorité ne l’ont pas été. Pour l’année 2019-2020, les cas de 51 752 élèves affectés dans 363 structures ont été contrôlés. Il en ressort que 300 élèves sont absents de leurs établissements. Pour l’année d’avant (2018-2019), 4 023 élèves étaient régulièrement absents sur un total de 71 155 élèves contrôlés dans 428 établissements. « Des notifications ont été adressées aux promoteurs épinglés pour la reprise de leurs factures conformément au nombre exact d’élèves avant tout paiement », a tenu à relever le patron du département de l’éduction nationale.

Soucieux pour la qualité de l’enseignement au Burkina Faso, Stanislas Ouaro assure que ce sera ainsi chaque année jusqu’à ce que les promoteurs d’établissements privés se conforment aux textes qui encadrent l’enseignement primaire et post-primaire au Pays des Hommes intègres.

Jacques Théodore Balima
Source: Lefaso.net https://lefaso.net/spip.php?article98907


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